vendredi 24 décembre 2010

Strada, London





Strada, restaurant italien au bord de la Tamise, au pied du pont qui mène à Embankment du côté de la Tate. Je m'étais un jour aventuré à pénétrer dans ce lieu un midi, pour tout à fait exceptionnellement déjeuner. J'avais souvenir d'une pizza de bonne facture, et donc je recommendais ce lieu pour un repas dominical, le jour où, selon un code ancien et vénérable, il m'est officiellement voire religieusement autorisé de manger en pleine journée. En entrée, de la polenta revenue avec un assortiment de champignons sauvages, j'ai cru reconnaître de la girole dans le mélange d'ensemble. C'était excellent. Sauf que deux minutes après l'arrivée de l'entrée, une cinquième serveuse après l'introducteur de la table, la prise de la commande, l'arrivée des boissons, le dépot de l'entrée, apporte les pizzas. Bravo, je dis, je n'ai pas eu l'occasion d'insulter un service de restauration pour une telle incompétence depuis plusieurs années. Les pizzas, que nous acceptons de mauvaise grâce mais d'autres moins sadiques les auraient renvoyées, ne tenaient sur la table que par miracle. Elles étaient par ailleurs délicieuses. On ne pourra donc que recommander à l'établissement de virer le chef de service presto presto.

Verdict: Bien

mercredi 22 décembre 2010

"It's Christmas time!"



Morrisson 8 mini cheesburgers in buns

Gallipoli, Angel, Londres



Galipoli, où se déroula durant la première guerre mondiale à l'entrée des Dardanelles la fameuse bataille du même nom , possède trois enclaves sur Upper Street, presque les unes à côté des autres, à peine séparées d'une vingtaine de mètres chacune, peu avant le King's Head Theatre où nous venions d'apprécier HMS Pinafore de Gilbert & Sullivan joué par une troupe réduite accompagné d'un piano à quatre mains. C'est un restaurant turc et il est très bon: fromage de chèvre entier grillé au miel, lasagne aux légumes de première qualité et copieuses, la viande grillée traditionnelle avec un riz des plus fins.

verdict: bien +

mardi 14 décembre 2010

Soupe à moins d'une livre



La même boîte, pas le même produit.
Sainsbury, pomme de terre, poireau, cidre: mauvais
Heinz soupe de tomate: bien

jeudi 9 décembre 2010

Il Baccio, Stoke-Newington, Londres

A ne pas confondre avec le Baccio Express, sur la même route et tenu par la même famille originaire de Sardaigne. La nourriture est identique, les prix également. Mais l'espace est deux fois plus grand, les tables plus vastes et plus écartées les unes des autres. Cet espace n'aurait donc pas de prix? Si, le vin, deux fois plus cher qu'à l'express, et c'est probablement le même.

Verdict: bien

mercredi 1 décembre 2010

Ze JC Guests, Julia, Ma Doufu de Beijing



"This is my current favourite dish. I say current because my favourites change every week, as the weather gets colder. This I would classify as an Autumn dish, but I'm desperately hanging onto it until I have no choice but to turn to Beijing hotpot. Anyway, it's called 'ma doufu (麻豆腐)', or numb tasting tofu. There are two main types of spicy in Chinese food, 'ma' and 'la', with 'ma' being a common characteristic of Sichuanese food. 'La' is the hot spice that we are used to in the West, while 'ma' numbs the mouth (too much 'ma' can totally ruin a meal).
So ma doufu is supposed to be mouth-numbing, but it isn't very - possibly because the stuff I eat is a watered down, Beijing version. Numbing or not, it's made from fermented soy beans, fried in mutton fat and then mashed with spices. It's then served, as you can see, with chillies and spring onions to garnish.
The consistency is like hummus and the taste is somewhat cheesy; the perfect comfort food. Like Marmite, it divides".


Julia Meek nous écrivait de Beijing

bavette orientale

Bavette d'aloyau découpées en tranches, oignon, carotte, ail, gingembre, piment, sauce au soja, tofu, et riz gluant à la vapeur.

lundi 29 novembre 2010

Bord du Tage, Belem






Un cube blanc pour restaurant! Les cuisines sont au dessous. petit pie au crevette, puis Bruschetta. Jean-Bernard Pouy plaisantait il y a une semaine dans les papous sur le fait que la bruschetta semblait avoir remplacé le croque monsieur. Ici, la elle vient chaude recouverte de fromage!
Verdict: bien

Caldo verde


dans une maison de fado, le caldo verde, soupe aux choux traditionnelle, un peu trop salé, et le brulôt qu'on aperçoit derrière c'est le chorizo, entaillé tout du long qui est retourné pendant cinq minutes au dessus d'un foyer à combustion alcoolisée.

Pastel de Nata


Ces Pastel de Nata sont les pastel de Belem, un sous-groupe réputé, qu'on déguste dans la patisserie célèbre de l'endroit du même nom, à deux pas du musée des carosses. On les saupoudre de canelle et de sucre glace.
Verdict: excellent

Trindade, Lisboa




Séches en beignet, légèrement épicées
Morue dans une sorte de brandade, pas très réussie,
Morue aux pommes de terre et aux oignons,
brochette de boeuf à l'ananas,
Verdict: Bien -, dans un cadre spectaculaire qui vaut le détour, sinon pour les qualités des cuisiniers

Omelette aux pleurotes, lardons et parmesan


Lièvre, toast au champignons, pomme de terre




mardi 16 novembre 2010

lundis d'Asie

Le lundi est presque officiellement dévolu à la cuisine d'inspiration asiatique, et le mardi un peu aussi. Je ne me lasse guère de faire pratiquement toujours les mêmes plats: hier, vermicelles aux oignons, carottes, pousses de soja, lard, gingembre, piment et curry; aujourd'hui, noodles aux oignons, carottes, pieds-de-mouton, poulet, pousses de soja, gingembre, piment, cumin, curry. Par deux fois accompagnés de croissants vapeurs farcis au porc... Mon distributeur est une caverne d'Ali Baba qui vend tout autant des complets chinois que l'essentiel de l'épicerie fine asiatique.

dimanche 14 novembre 2010

Soufflé au poireau



Non de ma confection, ouvrage maternel.
Je ne vous donne pas les secrets des soufflés, les miens ne montent jamais.

Monoprix ou Buitoni?



Deux pizzas surgelées autour de deux euros. Comestibles toutes deux, la moins chère, celle de Monoprix, était la plus savoureuse.

Souvenirs de saucisses anglaises


vendredi 12 novembre 2010

novembre

Vent, pluie, pintade

vendredi 5 novembre 2010

Automne, saison du gibier

En automne, il y a les champignons, mais il y a aussi la saison de la chasse. Je fais un départ très lent en ne la débutant qu'aujourd'hui, mais rappelons-nous qu'elle dure jusqu'en décembre. J'ai acheté un petit lièvre qui provient de Beauce, et je le fais doucement selon la recette de la mère Jean indiqué par Auguste Escoffier.
La bête sent fort.
Marinade de 24 heures dans du Ventoux.
Puis légère cuisson des pièces dans de l'huile d'olive aux lardons.
Début de cuisson avec oignons, carottes, bouquet garni, gousse d'ail, et la marinade.
La dégustation est prévue pour dimanche, mais ce genre de plat aime à se faire réchauffer.
Le sang est au congélateur pour réaliser le liant du civet sur la fin.

lundi 1 novembre 2010

Boulettes de boeuf, variante

400g de boeuf
persil frais
une petite gousse d'ail
un oeuf
piment de cayenne moulu
herbes pour kebab en provenance directe d'Istanbul (expertise en cours)
sel
poivre

Confectionner les boulettes, faire cuire à feu moyen dans du beurre, légèrement, mais suffisamment pour que les boulettes soient compactes.
Retirer.
Remplacer par un oignon rouge et 200 grammes de chanterelles, une cuillère à soupe d'huile d'olive.
Faire revenir 5 minutes, puis ajouter une tomate et un verre d'eau.
Lorsque le liquide a quelque peu réduit, ajouter les boulettes, qui doivent tremper plus ou moins à un tiers de hauteur dans l'eau. Laisser réduire à feu léger, en retournant les boulettes qui doivent finir de cuire en s'imprégnant du humet forestier.

Servi avec une purée à l'anglaise, 5 pommes de terre moyennes et 25g de beurre écrasées à la fourchette, salées poivrées.

jeudi 28 octobre 2010

St John, Smithfield, Londres

Finalement, donc, je suis invité à manger au restaurant de Fergus Henderson, à Smithfield (il y a une deuxième adresse dont on m’a dit qu’elle mettait plus l’accent sur des plats à picorer et partager), près du grand marché du même nom dans l’est de Londres, par un membre courageux de la tribu végétarienne. Le restaurant est un espace double, d’une part une sorte de hall d’entrée, où se trouvent la boulangerie (!), et le bar. Ce dernier avait trois bières anglaises à la pression, histoire de donner le ton. D’autre part, la salle à manger à proprement parler, avec les cuisines un peu ouvertes mais pas totalement. L’ensemble est très blanc, l’atmosphère n’est pas guindée, on a l’impression d’être presque dans une cantine, sauf qu’on est pas serré, et évidemment les verres ne sont pas en plastique. Le menu change régulièrement, c’est cher sans être excessivement cher. C’est un des temples du tout cochon, toutes les parties de l’animal sont bonnes à manger. Alors, me direz-vous, qu’a donc bien pu avaler mon hôte végétarien ?! Et bien il n’avait pas trop le choix, en fait, pas le choix du tout, une entrée et un plat : brocoli vinaigrette, potimarron rôti et crème de fromage de chèvre. Verdict : excellent. Le brocoli était une belle surprise dans une fine vinaigrette chaude, le plat principal cuit à la perfection dans une alliance de velouté avec petits oignons poêlés pour offrir un léger contraste. Le végétarien a dit : c’est meilleur que dans bien des restaurants végétariens, et c’est beau de pouvoir avoir un plat sans viande dans un restaurant dédié à la viande (Angleterre versus France). Mais trêve de bavardage, qu’ai-je pu manger pour ma part, ai-je été impressionné par le menu ? Le menu se présente de la forme suivante chose + chose. On passe rapidement, avant de réaliser qu’on ne comprend pas un quart du programme, et j’ai donc demandé à la serveuse de bien vouloir m’expliquer ce qu’était ceci et cela, description qui vient avec les mains, alors voilà ceci est l’épaule du cochon, cela est un canard (Mallard), et ceci se trouve au bas du ventre de la bête… En entrée, j’ai écarté les escargots, et finalement la langue de veau aux anchois, en pensant être prudent avec du lapin. C’était avant de me rappeler que les offals ce n’est pas de la terrine, mais bien les abats, qui sont servis grillés sur une purée de céleri. Suivis de deux boulettes de haggis, accompagnés de pomme de terre. En dessert : trifle aux poires, qui était bon, mais pas stupéfiant non plus, minuscule bémol à cette merveilleuse partition.

Verdict : Très bien +

mercredi 27 octobre 2010

Dean Street Townhouse, Soho, Londres

La première chose que j’ai faite une fois entré dans le hall de la Soho Townhouse dans le cœur de Londres, fut de demander à une jeune femme avec beaucoup de bracelets et une robe longue avec beaucoup de plis, si nous étions bien à la Soho Townhouse. Cela n’a pas manqué de faire son petit effet : elle m’a regardé avec stupeur avant de faire un bel effort sur elle-même pour me répondre qu’en effet, nous étions bien à la dite Townhouse. En fait, je savais que nous étions à la Soho Townhouse, j’avais vérifié l’adresse sur internet, où j’avais pu voir une photographie de la façade que j’avais reconnue. Mais comme ce n’était indiqué nulle part, pas d’enseigne, pas de mention sur le menu, je n’ai pas pu résister. Ce sont les petits plaisirs du quotidien pour certains d’entre nous. Tout est retourné dans l’ordre une fois que j’ai annoncé le nom de nos hôtes qui étaient déjà arrivés. Une autre jeune femme qui se tenait là sur une chaise sans que l’on sache ce qui l’y attachait, s’est alors proposé de nous débarrasser de nos manteaux en ouvrant de larges placards en bois sur sa droite. La femme dans la robe crémeuse avec les plis nous a demandé de bien vouloir la suivre, et a disparu dans une foule de gens dont on ne savait pas bien pourquoi ils n’étaient pas assis, peut-être que l’on peut manger au comptoir dans cet établissement ?
Deux éléments, selon moi, caractérisent la Dean Street Townhouse, un troisième selon nos hôtes. D’abord, on ne voit pas grand-chose : il y a très peu de lumière, et si vous êtes myopes n’oubliez pas vos lunettes pour vérifier ce que l’on vous sert à manger. Ensuite, c’est très bon, avec un menu qui varie les classiques britanniques, moules au cidre, fish and chips, Black face mutton pie, saumon, lapin et canard au menu, de très bonnes soupes qui viennent directement de la casserole à votre bol, des huitres pour les amateurs, pâgre aux cèpes, apple crumble, syllalub, fondant au chocolat… Le troisième point, avec lequel je ne suis pas sûr d’être d’accord, serait que le service est très ‘camp’, soit, selon le Cambridge dictionnary, mené par des garçons « behaving and dressing in a way that some people think is typical of homosexual ». Non que cela fut une remarque désobligeante par ailleurs, sinon légèrement amusée.

Votre serviteur a fait d’excellents choix dans le menu ce soir là, avec :

King Cabbage stuffed with oxtail and haggis
Red legged partridge with chanterelle
Sticky toffee pudding

Verdict: très bien

Pizza au fromage de chèvre, tomate, jambon


vendredi 22 octobre 2010

Il Bacio, Stoke-Newington

Pizzeria tenue par des Sardes. En entrée, un pain Sarde: un carré de pâte fine croquante, agrémenté de quatre tranches de formage aux coins, légèrement fondu, et un mélange d'olives et de tranches de saucisson. Pizzas dans la continuité du thème local: la Sardegnia, oignon aubergine, et Il Bacio, asperge, roquette, jambon cru.
Conseil: le vin blanc de table est bien meilleur que son homologue rouge

Verdict: bien +

mercredi 20 octobre 2010

Préparation au voyage de nuit

Orecchiette aux olives niçoises (dénoyautées), ail (une gousse), tomate (une), câpres, emmenthal et huile d'olive.

cheeseburger au comté

Faire brunir les deux tranches du bun, ajouter la moutarde, puis les tranches de comté, mettre au gril pendant cinq minutes. Simultanément, faire griller un steak haché, 3mn et 2mn/côté, disposer une lamelle d'oignon, un bout de cornichon (maison), et une tranche de tomate: c'est le cheeseburger maison.

mardi 19 octobre 2010

Automne


Omelette aux trompettes de la mort


samedi 16 octobre 2010

Soupe aux lentilles épicée

250 g de lentilles, blondes ou orange
2 oignons
4 tomates
1 petit piment rouge
gingembre frais ou racine de galanga
3 gousses d'ail
Curry madras
Cumin
Canelle
1 litre d'eau

faire cuire l'ensemble, quand les lentilles sont cuites, passer au mixer, et ajouter, avec parcimonie, si vous le souhaitez, un peu de lait de coco (pour indication, j'en avais mis 125 cl et la prochaine fois je me contenterai d'ajouter 50/60 cl).

mercredi 13 octobre 2010

Franky and Benny, John Lennon Airport, Liverpool



L'aéroport de Liverpool change, le succès soit du tourisme local, soit de l'engouement des liverpuliens de ces dernières années pour Disneyland Paris et la Costa del Sol, requiert un agrandissement des espaces de consommation internes. Juste avant le Burger King où je m'arrête d'habitude, on trouve désormais un Franky et Benny, une histoire entrepreuneuriale magnifique, un italien, un américain, des burgers, des pizzas. C'est très cher et très mal servi (à tous points de vue...), frites industrielles, petite sauce sucrée salée infâme pour tremper ces dernières, pas assez de fromage, pas de salade, seul bon point, la viande du burger.

Verdict: bof -

Host, Liverpool




Host appartient donc au quarter, où j'ai si mal mangé la dernière fois - j'y suis quand même passé prendre un café dimanche matin, disons, pour la vue sur la cathédrale, et les assiettes des petits déjeuners britanniques avec toasts, saucisses et oeufs pochés avaient une belle facture. Host c'est "East meets west fusion of dining", et chose remarquable, le nom est inspiré d'un quartier apparemment sexy de New-York, "South of Houston and Houston street", sans doute est-ce là un retour du complexe du nom, et on pourra selon ces gens bientôt qualifier 'le quartier bohémien historique' de Liverpool (un taudis il y a trente ans, inabordable à l'heure actuelle), le 'New-Houston'.
On est assis sur des bancs façon cantine comme au Tokyou noodle bar, mais c'est plus grand, plus spacieux, et bien sûr plus cher quoique abordable.
Poulpe frit
Boeuf en sauce (thaïlandais?)
Verdict: Bien +

Tokyou Noodle bar, Liverpool




On se souvient que j'avais été surpris par des assiettes décevantes lors de ma dernière visite, mais les choses se sont rétablies: ici je crois du boeuf avec oudon, soja et légumes, demander 'wet', soit avec la sauce pour ce plat, que j'ai fait accompagner de rondelles de poulpe en beignet.

Verdict: Bien +

mercredi 29 septembre 2010

soupe épicée au poireau et aux saucisses

1 Poireau
2 saucisses de toulouse
1 oignon
2 pommes de terre
1 piment
1 Cs de curry
racine de galanga
50cl de fond de veau,
et recouvrir avec de l'eau

dimanche 26 septembre 2010

Dorade royale au citron, tomate, oignon et pomme de terre


Et un peu de vin blanc avec de l'eau pour la cuisson (mouiller à mi hauteur)

jeudi 23 septembre 2010

les sauces

"Les sauces représentent la partie capitale de la cuisine. Ce sont elles qui ont créé et maintenu l'universelle prépondérance de la cuisine française. On ne saurait donc apporter trop de soins et d'attention dans leur apprêt" (A. Escoffier)

Oui, donc je me mets aux sauces, une bonne foi pour toute, et... c'est bien compliqué.

A l'heure où je vous parle, j'ai réalisé un fond clair, ou fond de veau avec des os donnés par le boucher, une carcasse d'un excellent poulet, ainsi que les légumes et arômates convenus.
A partir de là, je réalise un velouté, avec un roux blond, mais comme je suis plus pressé que le restaurateur moderne, je double mon velouté d'un oeuf pour essayer d'enchaîner sur une version approximative de la sauce parisienne, et des queues de cèpes pour faire une sauce champignon,
je ne sais pas encore ce que cela va donner, sur un rôti de veau...

mercredi 15 septembre 2010

"Le Top 50 des meilleurs livres de cuisine"

La dernière édition de l’Observer Food Monthly est parue à a mi-août 2010. Un numéro spécial consacré aux livres de cuisine : quelle belle idée. On y trouvait entre autre des confessions livresques de célèbres cuisiniers britanniques, et des déclarations d’amour d’écrivains-cuisiniers, ceux d’entre nous qui consacrent autant de temps à préparer leurs sauces qu’à consulter le panorama historique des possibilités culinaires existantes et potentielles. Rachel Cooke avait ce mot qui m’est resté dans l’oreille :

« The best cookbooks can be enjoyed for a lot of reasons – fine writing, a spot of social or cultural history. And just occasionally, we might try some of the dishes”.

En effet, il est assez rare d’en venir à faire le tour entier des recettes d’un livre de cuisine. Certains s’y forment, mais dans l’ensemble, on y puise bien autre chose que les recettes esseulées : l’idée de la recette, comme plaisir en soi, l’écriture qui nous la transmet, le dessin qui l’accompagne, l’historique qui la sous-tend, ou, même, qui peut constituer le corps de l’ouvrage, etcetera.
Met délicieux destiné à appâter le lecteur, l’Observer proposait à l’instar de ces « 50 foody things to do before you die » (dans le top 10 on trouvait : manger au grand Véfour, faire l’amour dans les vignes, mais aussi manger un toast grillé au beurre…), une liste des 50 meilleurs livres de cuisine de tous les temps. Vous serez nombreux à vous réjouir d’apprendre que le numéro 1 est bien un livre de cuisine française : The French Menu Cookbook, de Richard Olney (1970). Mais attention, le top 10 est appelé à changer, les résultats seront publiés ce week-end, suspense donc. Pour le reste, la liste des 50 livres est un aperçu de l’évolution du paysage culinaire britannique et de ses préoccupations présentes. Outre donc les classiques qui ont contribué à l’éducation des béotiens d’outre-manche, tel le French Provincial Cooking d’Elizabeth Davies (1960, no 2), ou celle de leurs cousins transatlantiques, tel le Mastering the Art of French Cooking de Julia Child (1961, no 21), on y retrouve un who’s who de la scène actuelle, avec Jamie Oliver (Jamie’s italy, 2005, no. 15), Delia Smith (Delia’s complete how to cook 2009, no. 12), Nigel Slater, le sympathique journaliste attitré de l’Observer (Kitchen Diaries, 2005, no. 4), des livres de restaurateurs en vogue, tel Sam et Sam Clark (Moro, the cookbook, 2001, no. 28), ou l’insipide Yotam Ottolenghi (Plenty, 2010, no. 40, garanti sans viande et d’une inspiration plus que douteuse si j’en crois les successions de repoussoirs proposés dans les colonnes de l’Observer chaque semaine). Autre caractéristique notable, l’étendue des cuisines proposées, qui reflètent le nouvel eldorado culinaire britannique, ou du moins, au vue de ma dernière visite à Liverpool, londonien. Ainsi figurent des livres de cuisine coréenne (Momofuku, de David Chang, 2010, no. 50), chinoise, (Classic Chinese cookbook, de Yan-kit So, 1984, no.26), indienne (An invitation to Indian Cooking, Madhur Jaffrey, 1973, no. 18) ou encore, et cela à côté donc des nombreux ouvrages consacrés au trio français, italien, espagnol, à la cuisine mexicaine (The art of Mexican Cooking, de Diana Kenndy, 1989, no. 45). Pour compléter notre bon entendement de l’auto-définition au jeu du miroir que nous propose cette liste savoureuse, n’oublions pas de noter la présence du noble terroir britannique, avec l’excellent Nose to tail Eating : a kind of British cooking, de Fergus Henderson (1999, no. 23), pratiques contemporaines aux lointaines racines comme en atteste la présence du Good things in England de Florence White (1932, no.20).

Où donc a pu me conduire cette plaisante analyse ?

A écrire ma propre liste, bien sûr !
Elle nous rendra, ou me rendra, mon portrait socio-nutritif type.
Deux remarques préliminaires : tout d’abord, mon profil est pâlot comparé à ces érudits, je ne connais pas 50 livres de cuisine, donc ça ira plus vite, et d’autre part, point intéressant, je ne connaissais dans toute cette liste que deux des livres qui y figuraient. Lesquels me direz-vous ?

No. 1 Tout en haut de ma liste, trônant sur mon podium depuis toujours : LA CUISINIERE PROVENCALE, de J.P. Reboul, Tacussel, 1910, avec sa « théorie du pot au feu », son poulpe en daube, sa cervelle au beurre noir, ses perdreaux farcis, et son anguille en matelote.

No. 2 Honteusement classé par mes parents barbares d’Albion à la 24e position, oui, vous entendez bien, 24e position, LE GUIDE CULINAIRE d’Auguste Escoffier (1921), la bible de la cuisine et de la restauration française moderne.

No. 3 Un ouvrage acheté pour cinq livres au marché aux puces de Preston, indispensables en hiver, FARMHOUSE COOKERY, RECEPIES FROM THE COUNTRY KITCHEN, publié par the Reader’s digest Association (1980), un gros et lourd rectangle avec de très belles photographies et surtout de magnifiques dessins. Après un bref rappel historique de la cuisine de ferme de l’époque médiévale à nos jours, se succèdent 14 chapitres que je ne peux m’empêcher d’énumérer :
Of winter and summer soups and broths,
Of potted meats and fish,
Of river, sea and shellfish,
Of roasts, stews and other meats,
Of poultry and game,
Of savoury sauces, forcemeats and dumplings,
Of egg and cheese dishes,
Of root, green and other vegetables,
Of savoury Pies, puddings and pastries,
Of hot and cold sweet puddings,
Of breads, cakes and biscuits,
Of Marzipan, toffees and other sweetmeats,
Of possets, punches and other beverages,
O jams, pickles and preserves.

No. 4 Un ouvrage très utilisé en été pour le coup, les TRESORS DE LA CUISINE PROVENCALE, du bavard Robert Monetti (Edisud 2002), comporte outre les recettes des éclairages socio-historiques sur un nombre de recettes, éclairages venus d’Aubagne.

No. 5 QUAND NOS GRANDS-MERES CUISINAIENT EN PROVENCE, de Frédérique Féraud-Espérandieu (Equinoxe, 2000), dans la collection carré gourmand, caractérisée par de très belles illustrations à la main, ici de Cécile Colombo.

N. 6 Dans la même collection, LES RECETTES DE LEGUMES DE L’OUSTAU DE BAUMANIERE, de Jean-André Charial, avec des illustrations encore plus jolies de Lizzie Napoli.

No. 7 Un petit fascicule qui tient dans la poche pour ceux qui ne peuvent se payer l’Oustau de Baumanière, A PLAIN COOKERY BOOK FOR THE WORKING CLASSES, de Charles Elmé Francatelli (1861), je laisse l’auteur s’exprimer : « My object in writing this little book is to show you how you may prepare and cook your daily food, so as to obtain from it the greatest amount of nourishment at the least possible expense ; and thus, by skill and economy, add, at the same time, to your comfort and to your comparatively slender means ». Devinez-vous la première recette proposée aux valeureux travailleurs britanniques: Boiled beef

No. 8 CLASSIC SCOTS COOKERY, de Catherine Brown (2004), un cadeau écossais collectif et très amical pour un anniversaire lointain, avec tous les grands classiques, Cook-a-Leekie, Hotch Potch, Haggis Neeps an’ Tatties

No. 9 un souvenir d’un passage dans la vallée du Casentino, RICETTE DI FAMIGLIA, TRADIZIONE GASTRONOMICA ARETINA I VINI DELLE TERRE DI ARREZZO (2006).

No. 10 RECUEIL DE LA CUISINIE REGIONALE ITALIENNE, publié par l’Academia Italiana delle Cucina (Minerva 2001), encyclopédie historique, reste tout à fait praticable en cuisine.

No. 11 NOSE TO TAIL EATING, A KIND OF BRITISH COOKING, de Fergus Henderson donc, dont il faut que je visite l’un des deux restaurants londoniens (St John), de petites merveilles telles ces Cold lamb’s brain on toast, Grilled marinates calf’s heart, et Boiled ox tongue

No. 12 ESSENTIAL BEATON, RECIPIES AND TIPS FROM THE ORIGINAL GODDESS, des extraits de la classique Cecilia Beeton, j’ai tendance à plus me servir du Farmhouse Cookery Kitchen qui est plus complet mais c’est exactement la même veine.

No 13 THE OXFORD COMPANION TO FOOD, édité par Alan Davidson (toute fin du 20e siècle), encyclopédie, très complète et très belle.

No. 14 DECOUVERTE GOURMANDE DE LA CUISINE THAILANDAISE (1992), beaucoup de photographies bien moches dans un livre aux recettes par ailleurs fiables

No. 15 RECETTES GOURMANDES DES REGIONS DE FRANCE (2007), bœuf bourguignon, potée auvergnate, Marmite dieppoise, Tablier de sapeur, Aligot, Saule normande, Raclette…

No. 16 C’EST ITALIEN CA, de Sigrid Verbert (2007), dans la petite collection Tana, un extrait des réflexions italiennes minutieuses de l’émigrée belge Sigrid Verbert, dont vous pouvez retrouver le journal de cuisine sur son blog il cavaletto di Bruxelles.

No. 17 LES SOUPES, PLUS DE 200 RECETTES VENUES DU MONDE ENTIER (1999), un excellent livre que j’ai offert à ma mère qui persiste à cuisiner toujours la même soupe antique familiale.

No. 18 CLASSIC INDIAN COOKERY, de Julie Sahni (1997), acheté dans un moment de désespoir à Liverpool pour tenter de faire quelque chose des ingrédients locaux, sans succès, beaucoup trop difficile pour moi.

Voilà, et bien ça ne fait pas beaucoup de livres, le prochain sera peut-être celui que je suis en train d’écrire, entre temps, les suggestions sont les bienvenues

mardi 14 septembre 2010

Economies


Dans le but de faire des économies compte tenu de ma nouvelle situation, je mange pour mon dîner à Mc Donald, dans le centre de Liverpool, un menu Big Mac avec un cheesburger en entrée (j'essaye de respecter les demandes de mon inconscient). Un petit Big Mac le midi ça peut aller, mais un repas du soir à mac do c'est franchement la déprime, l'impression d'avoir le ventre plein et de n'avoir rien mangé...

Egg Café, Liverpool



Pas cher le egg café, ambiance sympa, c'est pour cela que je m'y retrouve toujours et encore comme contre mon gré. Excellente soupe pomme de terre céleri, et le cheese en toast, je crois que j'ai trouvé le problème de leur cheese on toast, comme ils sont tous végétaliens là dedans, il ne doivent pas mettre de beurre, en même temps, ils utilisent du fromage, alors, peut-être ils font des économies, en tous les cas ça manque de beurre.

lundi 6 septembre 2010

le traditionnel "Sardines grillées"



Bien nettoyer les sardines, faire bruler, servir avec un risotto.






Le bardo, Portissol, Sanary

Situé idéalement au dessus de la plage de Portissol, je m'étais dit que le bardo qui a ouvert il y a quelques années ne pouvait être qu'un attrape touristes. Et bien non, c'est vraiment pas mal, je dois le reconnaître. Très copieux beignets de morue servis avec une sauce aux avocats et une petite sauce tomate épicée, puis carré d'agneau aux herbes, cuisinés en rack (présenté avec un énorme bouquet d'herbe que le client n'a pas le droit d'emporter), accompagné de riz et légumes citronés, et lotte grillé aux figatelles et boulettes de blé et légumes (il m'a semblé), le tout fini par un excellent café (ça devient de plus en plus rares les cafés de qualité).

Verdict: très bien

L'endroit pizzeria, Sanary



Une calzone sans jambon ça existe? Non, il est tellement évident que la calzone vient avec jambon que le menu ne l'indique pas dans les ingrédients. Mais avec sang-froid dans une salle bondée qui l'avait pris de court en cette veille de rentrée scolaire, le personnel nous la change en souriant, pour une calzone donc, très belle, sans jambon.

Verdict: bien

Le perroquet, Cassis



Un dimanche de fin du mois d'août ensoleillé à Cassis, on pouvait être sûr de ne pas être seuls sur le port... Côté nourriture, des dizaines de restaurants tous plus colorés et douteux les uns que les autres... Finalement, nous essayons le perroquet, un établissement multi-fonction: crèpes, pizzas, brasserie... Crèpe certes bien loin de la Bretagne mais mangeable, et un des plats du jours, après avoir écarté le poulpe en sauce tomate, c'est le porc en sauce tomate, servi avec des pâtes ce qui est logique. Celles-ci étaient trop cuites et trop salées, mais le ragoût de porc était très bon, arrosé avec un peu de rosé, le tout pour une somme très acceptable.

Verdict: bof + "à 100 mètres de la grande plage, vue sur le port et le boulodrome"

Rouleau de printemps party à Marseille



On remplit son rouleau selon ses préférences, avec des légumes émincés, du poulet, des crevettes, des oignons grillés suédois, et la sauce du chef.

Cake au roquefort, aux noix et aux poires



Verdict: excellent

dimanche 22 août 2010

Un avant-goût de la provence


Poulet à la bière



En Angleterre, j'ai profité de la bière et je peine encore aujourd'hui à perdre le kilo et demi pris en trois semaines. J'ai improvisé un petit poulet à la bitter qui était fameux; dans la sauce: oignon, carottes, ail, champignon, servi avec du riz.

Egg Cafe, Liverpool



Toujours le même burger végétarien au Egg café de Liverpool, pas très excitant mais nourrissant. J'aurais peut-être dû me laisser tenter par les plats du jour, des macaronis au fromage, ou un gratin de chou-fleur...

Verdict: bien

lundi 16 août 2010

Tokyou Noodle Bar, Liverpool




Je fais le tour de mes favoris liverpudlien, et bien après la déception du Quarter, le Noodle bar de Renshaw Street ne m'a pas impressionné non plus... Bon ce n'était pas catastrophique, mais dans ce plat japonais mélangeant viande et crevettes, il fallait se battre pour trouver des représentants autre que signalé "noodles" (vous pouvez vérifier vous même dans la rubrique Liverpool).

Verdict: bien -

vendredi 13 août 2010

The quarter, Liverpool





The Quarter est toujours aussi bien situé avec vue sur la cathédrale anglicane, mais il a doublé de taille en avalant le déli polonais qui se trouvait à côté (le restaurant cuisine asiatique international au coin ouvert il y a deux ans appartient également aux mêmes propriétaires). Le service est toujours sympathique, mais les nouvelles cuisines, ouvertes sur la salle, pourraient se trouver un nouveau chef. Il est vrai que je n'ai pas pris de plat du jour, mais une de leurs pizzas que je n'ai jamais trouvé très convaincantes. La pizza du jour (plus chère) avait de minuscules rondelles de chorizo, du pecorino que je n'ai pas senti, et une pâte plus dure encore que d'habitude. En entrée, une sorte de kebab d'agneau, la viande était bonne, mais pour deux fois mois d'argent je peux trouver quelque chose de mille fois plus intéressant à Rusholme Manchester. Pour parachever le tout, ce lieu qui était un des rares endroits où boire un café digne de ce nom dans l'ancienne Venise du Nord, m'a servi le café le plus amer et épouvantable qu'il m'ait été donné de goûter sur ces îles; j'ai demandé à la caisse, je n'aurais pas dû mais j'étais quand même surpris, s'ils avaient rajouté du sel dans ma tasse. Je conseillerais l'embauche d'un pizzaoïlo, et d'un barista compétent, le bénéfice du doute prévaut pour le chef cuisinier.

Verdict: bof -

lundi 9 août 2010

Burger de station service



Je ne me souviens plus du nom de ce fast food, burger quelque chose, ou quelque chose burger, une enseigne inconnue qui survit grâce aux prébendes offertes par le genre de la compagnie de bus dans laquelle je me trouvais, regagnant Londres du nord-est. très peu de frites comme on peut le constater, un burger avec des légumes frais, de la viande honnête, mais pas à la hauteur de Burger King (l'habituel des stations services britanniques) avec qui elle partage des gammes de prix inquiétantes.

dimanche 8 août 2010

Baltic Rooftop restaurant









Nous profitons du rabais répandu dans les îles britanniques sur les dîners débutés avant 7 heure du soir. Je me trouve attablé en hauteur, sur le toît du Baltic Centre for Contemporary Art. La dernière fois que j'y avais mis les pieds, c'était lors de l'inauguration. Vue imprenable sur la Tyne, musique trop forte (et pas dans mes goûts), service peu avenant, et, pour des tarifs qui restent dans l'ordre du raisonnable, nourriture plutôt convaincante. Assiette de tranches de tomates, toute d'une variété différente, cocktail de crevettes, nems de canard, c'était les entrées low cost du jour et évidemment pas à la hauteur de mes boulettes de crabe et langoustines. La proposition végétarienne du jour, un curry de Butternut squash, jugé très bon, du lapin enroulé dans du bacon, avec un parfum léger de citron, aurait peut-être pu être un peu plus tendre, et un excellent fillet de pigeon en fines tranches, très onctueux pour le coup, sur un mince tapis de purée de pomme de terre et boudin noir. Nous avions aussi des frites énormes et un bol de légume, dont nous n'avions pas besoin, commandés sur l'avis de notre serveuse ennuyée.
Verdict: bien

jeudi 5 août 2010

Café royal, Edinburgh






Le café royal est un endroit magnifique, où l'on sert des bières bitter écossaises et du bon vin. Le menu n'est pas si cher que ça, et la nourriture n'est pas si sophistiquée qu'il pourrait y paraître, comme il se doit. Il y a le bar du café royal, très plein, et le restaurant, dans une salle attenante, assez étroit, plus calme. Les menus sont presque les mêmes. En entrée, une soupe de légumes et une décevante assiette contenant quelques tranches de magret de canard cuit et froid. En plat principal, des pâtes à la crème et aux champignons sauvages, et une assiette de moules à l'ail. Dans ce lieu, je recommande les plats marins. Attention à vos verres, les serveurs ont clairement pour consigne de vider les bouteilles aussi vite que possible, mais c'était sans compter la perspicacité du visiteur français.
Verdict: bien
PS: c'est Daguerre et Niepce sur la gauche