dimanche 27 janvier 2008
Asian fusion, Chorlton, Manchester
Popodum, excellents condiments, quoique peu épicés. Kofta et oeuf dans sauce tomate épicée, Saag paneer, aubergines en sauce, légumes variés, toujours dans une sauce tomate, riz aux champignons, peshwari nan, et pichet de vin rouge maison pas cher tout à fait buvable, c’est tellement rare dans les restaurants indiens. Michael Ellis avait recommandé ce restaurant à la façade noir et métal, qui est en train de devenir très populaire. Apparemment ils ont volé l’ancien chef du restaurant directement à côté, qui du coup a du mal.
vendredi 25 janvier 2008
Rêverie
J'étais sur le point de me préparer du cabillaud pané avec du couscous au brocoli quand je me suis enfermé dehors. J’ai mangé des spaghetti bolognaise à la place. Je mange finalement mon poisson ce midi.
dimanche 20 janvier 2008
Felicini, Didsbury, Manchester
Saumon aux câpres et crostini (un et demi pour être exact), pizza réussie, mozarella, œuf, épinard, olives, lamb shack, avec des haricots verts, croustillants, parsnips, purée de quelque chose, très réussie, Yorkshire puddings, et une gravy un peu pâteuse, seul bémol à cette nourriture stabilisante.
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mercredi 16 janvier 2008
dimanche 13 janvier 2008
Lamb Shack, philharmonique
Pour un bon repas anglais à Liverpool, enfin pour un bon repas tout court vu la donne, le philharmonique sur Hope Street : ‘Lamb Shack’, deux pièces parfaitement cuites, servies avec une ‘mash potatoes’ pas trop mal, des haricots verts craquants comme il faut, dans une gravy sombre et onctueuse, selon l’expression consacrée. Ils ont d’excellentes bières, naturellement. (Et ce n’est pas cher).
vendredi 11 janvier 2008
La sauce au poivre du père de Nadège
Telle que réalisée par Christophe D. pour accompagner un magret de canard, et telle que je m’en souviens, c'est-à-dire que la source est bien loin et on ne lui imputera donc aucunement les lacunes éventuelles que nous deux avons pu lui ajouter par la suite.
Une fois votre viande cuite, retirer du feu, faites chauffer la graisse, ajouter le poivre (là c’était en grain et moulu) Le temps de vous retourner, ajouter le whiskey (calva ou autre). Allumer. Là il faut faire attention à pas brûler la maison, ou vous-même, comme cet homme qui a péri récemment en voulant faire flamber son poulet. Grattez bien les sucs au fond de la poëlle pour que ça pétille (dans l’histoire on était à deux dessus, moi je tenais un couvercle protecteur de biais pour contrôler le brûlot). Une fois éteint, ajouter un peu de crème, épaisse de préférence, et un fond de veau, faites réduire car il faut faire en sorte que la sauce ne soit pas trop liquide.
Une fois votre viande cuite, retirer du feu, faites chauffer la graisse, ajouter le poivre (là c’était en grain et moulu) Le temps de vous retourner, ajouter le whiskey (calva ou autre). Allumer. Là il faut faire attention à pas brûler la maison, ou vous-même, comme cet homme qui a péri récemment en voulant faire flamber son poulet. Grattez bien les sucs au fond de la poëlle pour que ça pétille (dans l’histoire on était à deux dessus, moi je tenais un couvercle protecteur de biais pour contrôler le brûlot). Une fois éteint, ajouter un peu de crème, épaisse de préférence, et un fond de veau, faites réduire car il faut faire en sorte que la sauce ne soit pas trop liquide.
lundi 7 janvier 2008
Noël Noël 2007
Le 24 au soir était recouvert du lent et discret plaisir de ceux qui se retrouvent alors qu’un cycle lointain s’achève. Les derniers arrivants récupérés à la gare apparaissaient dans l’après-midi, ma tante s’en allait parfois accompagnée, parfois seule, pour assister à la messe de minuit. Mais le repas en soi avait lieu véritablement le 25 au midi, après que les enfants eurent ouvert une partie de leurs cadeaux. Mon oncle Rob se levait très tôt, pendant que la maisonnée dormait encore, pour mettre l’énorme dinde au four, et on ne s’attablait que bien après 13h, au retour de la messe du matin.
Il en va autrement en France. J’arrive vers le 20, et je débute une préparation physique chez Christophe : soupe au petit marron (une sorte de petit potiron), rôti de bœuf, gratin de pomme de terre, puis comme je restais un peu, magret de canard sauce au poivre du père de Nadège. Le 24 arrive, et là comme tous les français, sauf peut-être quelques familles très religieuses, on attaque le repas du réveillon. Qu’était-ce donc que le réveillon ?
« Au départ, en France et au Canada, ce repas nocturne, pris au retour de la messe de minuit, consistait en une simple collation se limitant à des biscuits ou à un morceau de tourtière, accompagné d'une boisson chaude. Avec les années, cette collation se transforma peu à peu en un repas plus copieux et plus élaboré ».
Tout le monde connaît l’histoire des trois messes basses : « Le fait est que chaque fois qu’elle tinte, cette sonnette du diable, le chapelain oublie sa messe et ne pense plus qu’au réveillon. Il se figure les cuisiniers en rumeur, les fourneaux où brûle un feu de forge, la buée qui monte des couvercles entr’ouverts, et dans cette buée deux dindes magnifiques, bourrées, tendues, marbrées de truffes » (A. Daudet).
Il semble cependant que les coutumes ont changé. Le réveillon c’est l’occasion de manger des huîtres et des choses poissonneuses me semble-t-il. Nous prîmes du foie gras en entrée. Quant au plat principal, il se manifesta sous l’audacieuse forme d’un vol au vent rempli de quenelles de brochet, langoustines, et grenouilles. Pour le jour de noël, une quarantaine d’huîtres en provenance de l’île de Ré en entrée. Je suis fier de dire que j’ai appris à ouvrir ces bestioles en cette occasion (mieux vaut ne pas avoir à le faire, c’est un coup à s’arracher la main). On mange les huîtres avec leur eau, un peu de citron, ou une petite sauce échalote vinaigre.
Puis vint le chapon, le classique français, dont on ne m’avait pas donné les abats, et que j’avais rempli d’une farce indiquée par Monetti. A base de poulet, de veau, de lard, champignons, un verre de porto, un peu de panure, des herbes. Ca avait l’air bien avant d’enfourner, mais c’était décevant dans les assiettes. L’année prochaine je reviens au classique britannique. Ensuite fromage. Puis, comme nous avions mangé la bûche la veille, pudding (rappelons à nos amis français qu’il se mange chaud et couvert d’alcool, avec une boule de glace vanille ou un peu de crème en accompagnement). La tradition veut que l’on poursuive ainsi jusqu’à la St Sylvestre. Après c’est régime.
Il en va autrement en France. J’arrive vers le 20, et je débute une préparation physique chez Christophe : soupe au petit marron (une sorte de petit potiron), rôti de bœuf, gratin de pomme de terre, puis comme je restais un peu, magret de canard sauce au poivre du père de Nadège. Le 24 arrive, et là comme tous les français, sauf peut-être quelques familles très religieuses, on attaque le repas du réveillon. Qu’était-ce donc que le réveillon ?
« Au départ, en France et au Canada, ce repas nocturne, pris au retour de la messe de minuit, consistait en une simple collation se limitant à des biscuits ou à un morceau de tourtière, accompagné d'une boisson chaude. Avec les années, cette collation se transforma peu à peu en un repas plus copieux et plus élaboré ».
Tout le monde connaît l’histoire des trois messes basses : « Le fait est que chaque fois qu’elle tinte, cette sonnette du diable, le chapelain oublie sa messe et ne pense plus qu’au réveillon. Il se figure les cuisiniers en rumeur, les fourneaux où brûle un feu de forge, la buée qui monte des couvercles entr’ouverts, et dans cette buée deux dindes magnifiques, bourrées, tendues, marbrées de truffes » (A. Daudet).
Il semble cependant que les coutumes ont changé. Le réveillon c’est l’occasion de manger des huîtres et des choses poissonneuses me semble-t-il. Nous prîmes du foie gras en entrée. Quant au plat principal, il se manifesta sous l’audacieuse forme d’un vol au vent rempli de quenelles de brochet, langoustines, et grenouilles. Pour le jour de noël, une quarantaine d’huîtres en provenance de l’île de Ré en entrée. Je suis fier de dire que j’ai appris à ouvrir ces bestioles en cette occasion (mieux vaut ne pas avoir à le faire, c’est un coup à s’arracher la main). On mange les huîtres avec leur eau, un peu de citron, ou une petite sauce échalote vinaigre.
Puis vint le chapon, le classique français, dont on ne m’avait pas donné les abats, et que j’avais rempli d’une farce indiquée par Monetti. A base de poulet, de veau, de lard, champignons, un verre de porto, un peu de panure, des herbes. Ca avait l’air bien avant d’enfourner, mais c’était décevant dans les assiettes. L’année prochaine je reviens au classique britannique. Ensuite fromage. Puis, comme nous avions mangé la bûche la veille, pudding (rappelons à nos amis français qu’il se mange chaud et couvert d’alcool, avec une boule de glace vanille ou un peu de crème en accompagnement). La tradition veut que l’on poursuive ainsi jusqu’à la St Sylvestre. Après c’est régime.
dimanche 16 décembre 2007
Il cane di terracotta
Quand je suis chez moi le dimanche matin, je prends le temps, un peu de temps, de savourer il cane di terracotta, de Andrea Camilleri. Le héros type est parfait, Montalbano, homologue de l’auteur de policiers espagnols, où comme le soulignait très justement Barbara Czarniawska, se mêlent également la singularité d’un lieu et d’une population localisée, la Sicile ici, et la généralité de son évocation littéraire, reprise en quelque sorte à l’identique à Edinburgh (Ian Rankin et John Rebus), en Suède (Irvin Mankell), en Italie (Michael Dibdin et Aurélio Zen) etcetera…
Montalbano a une cinquantaine d’années, sa vie sentimentale est suffisamment vaporeuse, et il adore manger. Que mange le commissaire Montalbano ?
« Nel frigorifero trovò pasta fredda con pomodoro, vasalicò e passuluna, olive nere, che mandava un profumo d’arrisbigliare un morto, e un secondo piatto d’alici con cipolla e aceto : Montalbano usava affidarsi interamente alla fantasia culinaria ma gustosamente popolare d’Adelina, la cammarera, la fìmmina di casa che una volta al giorno veniva a dargli adenzia, madre di due figli irrimedibimente delinquenti, uno dei quali stava encora in galera per merito suo…
Pigliò le pietanze, una bottiglia di vino, il pane, addrumò il televisore, s’assistimò a tavola. Gli piaceva mangiare da solo, godersi i bocconi in silenzio, fra i tanti legami che lo tenevano a Livia c’era magari questo, che quando mangiava non rapriva la bocca. Pensò che in fatto di gusti egli era più vicino a Maigret che a Pepe Carvalho, il protagonista dei romanzi di Montalbàn, il quale s’abbuffava di piatti che avrebbero dato focco alla panza di un squalo. » (A Camilleri, Il cane di terracotta, Sellerio editore Palermo, 1996)
Il ressemble pour les goûts culinaires surtout à Maigret ? Et oui, c’est vrai, mais pas seulement. En tout cas, il ressemble pas à Nietzsche (voir S. Zweig).
Montalbano a une cinquantaine d’années, sa vie sentimentale est suffisamment vaporeuse, et il adore manger. Que mange le commissaire Montalbano ?
« Nel frigorifero trovò pasta fredda con pomodoro, vasalicò e passuluna, olive nere, che mandava un profumo d’arrisbigliare un morto, e un secondo piatto d’alici con cipolla e aceto : Montalbano usava affidarsi interamente alla fantasia culinaria ma gustosamente popolare d’Adelina, la cammarera, la fìmmina di casa che una volta al giorno veniva a dargli adenzia, madre di due figli irrimedibimente delinquenti, uno dei quali stava encora in galera per merito suo…
Pigliò le pietanze, una bottiglia di vino, il pane, addrumò il televisore, s’assistimò a tavola. Gli piaceva mangiare da solo, godersi i bocconi in silenzio, fra i tanti legami che lo tenevano a Livia c’era magari questo, che quando mangiava non rapriva la bocca. Pensò che in fatto di gusti egli era più vicino a Maigret che a Pepe Carvalho, il protagonista dei romanzi di Montalbàn, il quale s’abbuffava di piatti che avrebbero dato focco alla panza di un squalo. » (A Camilleri, Il cane di terracotta, Sellerio editore Palermo, 1996)
Il ressemble pour les goûts culinaires surtout à Maigret ? Et oui, c’est vrai, mais pas seulement. En tout cas, il ressemble pas à Nietzsche (voir S. Zweig).
jeudi 13 décembre 2007
Correspondance, souvenir de Montréal
« Avant hier j'ai pensé à toi et à tes recherches du
meilleur cheeseburger de Montréal. J'étais dans un
"dinner" et j'ai commandé un cheeseburger... ils
m'ont apporté un plat incroyable, avec des oignons frits
qui semblaient des boucles blondes posées sur un burger
épais comme jamais, parfaitement recouvert d'une
couche de fromage fondu. Tout ça se passait à Times
Square - New York city » (Giuliano)
Le seul endroit décent où l’on peut s’alimenter à Montréal (après un restaurant Thaïlandais situé dans la rue principale du quartier gay), c’est chez Burger King.
meilleur cheeseburger de Montréal. J'étais dans un
"dinner" et j'ai commandé un cheeseburger... ils
m'ont apporté un plat incroyable, avec des oignons frits
qui semblaient des boucles blondes posées sur un burger
épais comme jamais, parfaitement recouvert d'une
couche de fromage fondu. Tout ça se passait à Times
Square - New York city » (Giuliano)
Le seul endroit décent où l’on peut s’alimenter à Montréal (après un restaurant Thaïlandais situé dans la rue principale du quartier gay), c’est chez Burger King.
mardi 11 décembre 2007
Connexion londonienne.
Il y avait du monde à Londres. C’était la fête. Le vendredi midi, à peine arrivés, dans un café à l’allure honnête du côté de West Kensington, penne aldante au pesto fait maison pour "the birthday girl", haddock and chips, petit pois traditionnels pour l’omnivore, verres de sauvignon blanc. Après Baselitz, un éblouissement dans la cohue, dîner chez timo, 343 Kensington High Street, métro Olympia. Bocconcini, affettato misto, puis risotto au pecorino, Petto d’anatra au choux et à l’orange, et enfin tiramisu, caffè corretto. Un repas de première catégorie, mangé d’un pas lent.
Le lendemain nous avons retrouvé Pierre et Roberto, Cyril et Magalie. Des propositions froides aux convives du soir, il fallait surtout s’attaquer à la confiture de potiron au gingembre faite maison par Roberto, et aux figatelles et saucisson corse que Pierre ramène de Paris via des connections familiales. Nous en mangions encore au retour de la fête, l’assemblée disparue.
Le lendemain nous avons retrouvé Pierre et Roberto, Cyril et Magalie. Des propositions froides aux convives du soir, il fallait surtout s’attaquer à la confiture de potiron au gingembre faite maison par Roberto, et aux figatelles et saucisson corse que Pierre ramène de Paris via des connections familiales. Nous en mangions encore au retour de la fête, l’assemblée disparue.
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