vendredi 2 novembre 2007
Pierogi
Barbakan, l’épicerie polonaise de Chorlton à Manchester, vend des pâtes italiennes, de la charcuterie européenne, beaucoup de pain (il font boulangerie en somme), une belle gamme de fromage, des gâteaux étouffants, et si on cherche bien dans les rayons froids, des pierogi, une sorte de raviole épaisse dont raffolent les polonais, que j’ai choisis au chou et au champignons, pour penser à Gdansk et à la mer baltique.
jeudi 1 novembre 2007
L’échappée, sandwicherie des tabliers blancs, Paris, 19e
J’ai pris l’avion le jeudi soir, après le travail. J’ai aperçu la Tour Eiffel dans la nuit, et j’ai discuté avec un homme d’affaire bavard qui se désolait des études de sa fille - histoire de l’art et droit - aujourd’hui en thèse à Miami. Comme c’était la grève des transports, ma mère est venue me chercher. En arrivant à la maison, nous avons mangé des pizzas faites par le monsieur italien qui s’était installé il y a vingt ans dans une des petites cours de la place de l’église à Rueil-Malmaison avant de s’agrandir il y a quelques années et d’ouvrir une nouvelle boutique place de la Mairie mais lui avait disparu et le retour de ce marchand originel dans la petite cour originelle mais sur la gauche plutôt que la droite en rentrant correspond à l’agrandissement cette année de la boutique place de la mairie suite semble-t-il bien clairement cette fois à un changement de mains qui a ajouté au traiteur un restaurant qu’on m’a dit décevant car il ne vend pas les produits de l’échoppe.
Le lendemain, une frisée aux lardons. Le soir des paupiettes de veau à la niçoise. C’est moi qui cuisinais et ça ne valait pas la version maternelle.
Samedi, encore une frisée, et puis je suis allé à Paris. Le soir j’ai mangé une assiette de riz avec du beurre, du sel et du poivre, chez mes amis Marthe et Vincent, qui n’en peuvent plus de faire à bouffer j’ai l’impression. Heureusement, j’avais ramené du vin.
Dimanche, il faisait toujours un temps magnifique, et nous avons mangé un rôti de veau aux cèpes. Le soir, Sylvain m’a proposé chez Camille d’aller se faire un petit resto, un tibétain ou un russe qu’il ne connaissait pas, et j’étais encore si bien nourri que j’ai dû m’excuser.
Enfin mardi, je devais me rendre à Paris, et j’en ai profité pour jeter un œil et une langue sur le passe-temps de mes amis Marthe et Vincent, et de leur amie Mona, qui viennent d’ouvrir une sandwicherie bio rue d’Hautepoul dans le 19e arrondissement à Paris. Christophe a fait tourner la voiture de ses parents sur le périphérique, et nous sommes arrivés dans le quartier juif au dessus des Buttes de Chaumont.
Pour une sandwicherie c’est plutôt class.
Ils ont apparemment trimés comme des malades tout l’été pour rénover les lieux, pendant que je me goiffrais dans les Pyrénées, de rien du tout à un ensemble lumineux aux murs jaunes, ouvert sur l’extérieur mais relativement bien protégé de la rue. On entre, et tout de suite, on fait face aux amis, qui guettent le chaland derrière une petite vitrine où sont habilement disposées les offres toujours changeantes de leur établissement. Alors on se dit bonjour, et je note que l’endroit est extrêmement propre : pour un endroit qui fait dans le bio, il faut tout de même le noter, on ne sait jamais dans quelle direction les parallèles peuvent nous mener. Car en effet, une des particularités de l’endroit, outre la gestion du personnel par le personnel, c’est la garantie profondément organique des produits comme on dirait par un saisissant barbarisme anglais français. Du pain aux légumes, de la viande au fromage, des laitages au cidre du père Denis au jus d’orange marocain, on mange des produits au pedigree redoutable. Je choisis dans la petite vitrine, une tarte au poireau (3E50), à la pâte brunâtre nourrissante, que je fais précéder d’une soupe (2E50), mit croutons, tout à fait délicieuse, avant de me faire offrir après la visite des lieux en tant que visiteur de marque – je peux ici garantir la propreté impeccable des cuisines, qui n’abritent pas une chèvre ou quelques porcs dans un tas de fumier immonde duquel la SCOP tirerait ses bénéfices vendus aux clients – un bout de brie, frais, épatant, et un fair café certainement. Mes regrets alors que je descendais la rue des Pyrénées : l’absence de une ou deux feuilles de salade avec ma tarte, car une tarte, ou une quiche, sans salade, c’est un peu comme un rateau sans feuilles, et ne pas avoir goûté le pinard (3E50 le verre), qui a l’air redoutable.
Le lendemain, une frisée aux lardons. Le soir des paupiettes de veau à la niçoise. C’est moi qui cuisinais et ça ne valait pas la version maternelle.
Samedi, encore une frisée, et puis je suis allé à Paris. Le soir j’ai mangé une assiette de riz avec du beurre, du sel et du poivre, chez mes amis Marthe et Vincent, qui n’en peuvent plus de faire à bouffer j’ai l’impression. Heureusement, j’avais ramené du vin.
Dimanche, il faisait toujours un temps magnifique, et nous avons mangé un rôti de veau aux cèpes. Le soir, Sylvain m’a proposé chez Camille d’aller se faire un petit resto, un tibétain ou un russe qu’il ne connaissait pas, et j’étais encore si bien nourri que j’ai dû m’excuser.
Enfin mardi, je devais me rendre à Paris, et j’en ai profité pour jeter un œil et une langue sur le passe-temps de mes amis Marthe et Vincent, et de leur amie Mona, qui viennent d’ouvrir une sandwicherie bio rue d’Hautepoul dans le 19e arrondissement à Paris. Christophe a fait tourner la voiture de ses parents sur le périphérique, et nous sommes arrivés dans le quartier juif au dessus des Buttes de Chaumont.
Pour une sandwicherie c’est plutôt class.
Ils ont apparemment trimés comme des malades tout l’été pour rénover les lieux, pendant que je me goiffrais dans les Pyrénées, de rien du tout à un ensemble lumineux aux murs jaunes, ouvert sur l’extérieur mais relativement bien protégé de la rue. On entre, et tout de suite, on fait face aux amis, qui guettent le chaland derrière une petite vitrine où sont habilement disposées les offres toujours changeantes de leur établissement. Alors on se dit bonjour, et je note que l’endroit est extrêmement propre : pour un endroit qui fait dans le bio, il faut tout de même le noter, on ne sait jamais dans quelle direction les parallèles peuvent nous mener. Car en effet, une des particularités de l’endroit, outre la gestion du personnel par le personnel, c’est la garantie profondément organique des produits comme on dirait par un saisissant barbarisme anglais français. Du pain aux légumes, de la viande au fromage, des laitages au cidre du père Denis au jus d’orange marocain, on mange des produits au pedigree redoutable. Je choisis dans la petite vitrine, une tarte au poireau (3E50), à la pâte brunâtre nourrissante, que je fais précéder d’une soupe (2E50), mit croutons, tout à fait délicieuse, avant de me faire offrir après la visite des lieux en tant que visiteur de marque – je peux ici garantir la propreté impeccable des cuisines, qui n’abritent pas une chèvre ou quelques porcs dans un tas de fumier immonde duquel la SCOP tirerait ses bénéfices vendus aux clients – un bout de brie, frais, épatant, et un fair café certainement. Mes regrets alors que je descendais la rue des Pyrénées : l’absence de une ou deux feuilles de salade avec ma tarte, car une tarte, ou une quiche, sans salade, c’est un peu comme un rateau sans feuilles, et ne pas avoir goûté le pinard (3E50 le verre), qui a l’air redoutable.
dimanche 21 octobre 2007
Sapporo Teppanyaki, Liverpool.
Je ne connais pas bien la cuisine japonaise. Pendant longtemps, je ne mangeai pas de poisson ; aussi je ne mangeai pas de cuisine japonaise. Un vendredi il y a peu, j’ai été invité par hasard à l’anniversaire de John, grand, casquette américaine, longue barbe, très sympathique, par son amie, Dorit, autrichienne, blonde, arborant un noir métallique, très sympa, et j’ai retrouvé le groupe d’amis au Swan sur Wood Street, un pub rock métal au cœur du centre ville.
De là, nous avons gagné Duke Street et le restaurant japonais Sapporo Teppanyaki. L’enseigne dispose d’un très grand espace, où les convives s’installent par groupe autour de tablées en forme de U, au centre desquelles les plaques chauffantes permettent à des cuisiniers de préparer les plats commandés par l’assistance. On s’efforce d’assurer le spectacle. L’homme jette des œufs dans son chapeau, fait du bruit avec ses ustensiles, allume un brasier éphémère, dispose de façon artistique les œufs brouillés qui seront ajoutés au riz,. En entrée, je partageai une assiette de sushi, enfin je crois, parce que c’était surtout des bouts de poissons crus, par ailleurs excellents, sans qu’aucun travail de préparation même élémentaire n’ait pu rapproché la chair d’un travail humain. Ensuite on nous remplit nos assiettes de légumes variés, qui avaient été précédemment grillés sous nos yeux. Enfin, les plats principaux, viandes et poissons, sont disposés sur la plaque chauffante. Ce qui est assez époustouflant dans cette cuisine, c’est sa simplicité. On pose la bête ou le bout de bête sur la plaque, on attend, on retourne, on attend à nouveau, on saupoudre au dernier moment éventuellement de quelques herbes vantées dans le menu (filet mignon de porc au gingembre et sésame), et hop, on sert, c’est très bon, et c’est 20 livres.
De là, nous avons gagné Duke Street et le restaurant japonais Sapporo Teppanyaki. L’enseigne dispose d’un très grand espace, où les convives s’installent par groupe autour de tablées en forme de U, au centre desquelles les plaques chauffantes permettent à des cuisiniers de préparer les plats commandés par l’assistance. On s’efforce d’assurer le spectacle. L’homme jette des œufs dans son chapeau, fait du bruit avec ses ustensiles, allume un brasier éphémère, dispose de façon artistique les œufs brouillés qui seront ajoutés au riz,. En entrée, je partageai une assiette de sushi, enfin je crois, parce que c’était surtout des bouts de poissons crus, par ailleurs excellents, sans qu’aucun travail de préparation même élémentaire n’ait pu rapproché la chair d’un travail humain. Ensuite on nous remplit nos assiettes de légumes variés, qui avaient été précédemment grillés sous nos yeux. Enfin, les plats principaux, viandes et poissons, sont disposés sur la plaque chauffante. Ce qui est assez époustouflant dans cette cuisine, c’est sa simplicité. On pose la bête ou le bout de bête sur la plaque, on attend, on retourne, on attend à nouveau, on saupoudre au dernier moment éventuellement de quelques herbes vantées dans le menu (filet mignon de porc au gingembre et sésame), et hop, on sert, c’est très bon, et c’est 20 livres.
dimanche 14 octobre 2007
le temps des champignons
Dans la liste continuelle de mes plaintes immigrantes, d’où j’écarte avec à propos toutes les saveurs particulières que me procure quotidiennement mon hôte, figure à cette époque de l’année en tête de page l’impossibilité quasiment insurmontable de trouver des champignons. On aurait pu penser pourtant que l’Angleterre serait un endroit de prédilection pour la récolte et commercialisation de ces délices que Dieu a bien voulu octroyer au monde encore informe. Mais il n’en est rien. A part des champignons de Paris qui n’ont bien souvent ici que peu de goût, pas le moindre chapeau ou lamelle à avaler. Aussi de passage à Rueil, je suis allé me fournir au marché. Et là, bonté divine, la mauvaise surprise, pas exceptionnelle, cela arrive de temps à autres, mais mauvaise tout de même : que des girolles et des cèpes sur l’ensemble du marché. Quelle conclusion en tirer ? La conjoncture mycologique, ou des raisons sociologiques qui voudraient que la riche population ruelloise dédaigne les champignons en deçà – tout est affaire de snobisme bien sûr plus que de goût – des premiers prix au coût savoureux ? Pas de trompettes de la mort, de chanterelles, ou même de simples pieds de moutons ! J’ai donc ramené des girolles.
mardi 9 octobre 2007
Simple Burger d'agneau
Les burgers des géants de la nourriture rapide sont reconnaissables partout dans le monde. Aussi, si on est déboussolé par la nature hostile de Bratislava (mais je parle d’événements qui se déroulèrent il y a plus de dix ans maintenant), on peut se rassurer avec un Big Mac goût universel. Mais, si on est plus sensible à la compression de l’espace et du temps induite par la mondialisation accélérée de notre époque, attentifs à la McDonaldisation de la culture que Georges Ritzer a si bien analysée, alors, c’est plus politiquement que l’on se tournera vers le Burger fait maison, sans papier d’emballage.
Pour cela, on peut par exemple acheter 250 grammes de viande d’agneau, ou de bœuf, et des petits pains dans une boulangerie polonaise, ou à la rigueur au supermarché, en choisissant de préférence un de ceux qui ne marchent pas trop bien, comme Super U. Ensuite, on mélange un œuf à la viande. Normalement, même en utilisant un œuf de petite taille, on doit se retrouver avec une pâte quelque peu trop liquide. On en profite pour rajouter du sel, du poivre, éventuellement un peu de poudre de chili épicée. Puis on rajoute de la panure, pour solidifier. Dans une poëlle, on fait revenir la viande avec un peu de beurre ou d’huile d’olive. Simultanément, on aura placé les deux parties du petit pain tranché en deux, enduites de moutarde, et recouvertes de gruyère, sous le grill. Une fois la viande cuite, bien saignante, on la retire et on la place entre les deux pans du pain, et on mange aussitôt.
Pour cela, on peut par exemple acheter 250 grammes de viande d’agneau, ou de bœuf, et des petits pains dans une boulangerie polonaise, ou à la rigueur au supermarché, en choisissant de préférence un de ceux qui ne marchent pas trop bien, comme Super U. Ensuite, on mélange un œuf à la viande. Normalement, même en utilisant un œuf de petite taille, on doit se retrouver avec une pâte quelque peu trop liquide. On en profite pour rajouter du sel, du poivre, éventuellement un peu de poudre de chili épicée. Puis on rajoute de la panure, pour solidifier. Dans une poëlle, on fait revenir la viande avec un peu de beurre ou d’huile d’olive. Simultanément, on aura placé les deux parties du petit pain tranché en deux, enduites de moutarde, et recouvertes de gruyère, sous le grill. Une fois la viande cuite, bien saignante, on la retire et on la place entre les deux pans du pain, et on mange aussitôt.
vendredi 5 octobre 2007
Valvona & Crolla
Pour l’anniversaire de mon père, à la fin du mois d’août de l’année 2007, j’ai quitté la Méditerranée, la plage et le soleil, pour gagner le Nord, sec et frais, et Newcastle-upon-Tyne. Le soir même, Malcolm avait préparé un canard, entier, servi avec des légumes, que l’on accompagna d’un St Julien 1998.
Le lendemain, nous gagnions Edinburgh par le train.
Il faut compter une heure et quarante minutes pour gagner Edinburgh de Newcastle par le train. Pour une raison obscure et ancienne, je suis resté persuadé pendant longtemps qu’il fallait trois longues heures pour accomplir ce trajet. Mais cette fois je suis convaincu. Comme le paysage est absorbant, bordant la mer, par grand beau temps, c’est à peine si j’ai eu le temps de lire, Il cane di terracotta, de Andrea Camilleri, un livre que je parcours actuellement quand la matinée est légère, et qui accompagnait un très sérieux Nuit-Saint-Georges 1998, et un Corton 1999, qui m’attendaient depuis mon propre anniversaire plus tôt dans le mois.
C’était la fin du festival. On a visité l’exposition Warhol. Et puis on est allé manger dans le restaurant établi de la fameuse épicerie italienne Valvona & Crolla. Au premier étage, au milieu de personnes bien habillées, de jolis serveurs, avec un petit rayon de soleil, nous avons pu goûter au difficile alliage des produits du nord avec une cuisine méditerranéenne résolue. Après quelques olives, je mangeai un steak de cerf à point sur son lit de légumes : haricot, betteraves (si si…) C’était très bon, surtout la viande, les légumes craquants, et très cher.
L’épicerie en soi est un long couloir, qui se trouve à une quinzaine de minutes à pied du restaurant. Les produits sont étagés jusqu’au plafond à bien trois mètres de hauteur. C’est dur de ne pas se laisser tenter. Je suis toutefois resté sage, et je n’ai mis dans ma besace que des orechiette, un paquet de pâtes qui forment de larges boucles (chez la molisana), et des biscuits secs, contucci di mandorla, pour poser au bord des tasses à café.
Le soir, avant de repartir, on avait évoqué l’idée de manger au Oyster bar . Mais sortant d’une petite salle des galeries nationales abritant sept tableaux pour les sept sacrements de Poussin, je tombais sur mon ami Ruairidh, en artiste bohême, qui revenait à peine d’un long séjour en Inde, et qui cherchait les toilettes. Il apparut qu’il s’efforçait cette semaine de gagner trois sous en découpant aux ciseaux les profils des touristes devant le musée. Je parvins à le récupérer, et nous allâmes boire une Guiness ou deux dans la ville médiévale. Le temps avait filé, et quand j’arrivai au Café Royal, il était trop tard pour s’attabler. Aussi, à la gare, j’ai commandé un Whopper with cheese, pour assurer mon dîner et le maintien des traditions.
Le lendemain, nous gagnions Edinburgh par le train.
Il faut compter une heure et quarante minutes pour gagner Edinburgh de Newcastle par le train. Pour une raison obscure et ancienne, je suis resté persuadé pendant longtemps qu’il fallait trois longues heures pour accomplir ce trajet. Mais cette fois je suis convaincu. Comme le paysage est absorbant, bordant la mer, par grand beau temps, c’est à peine si j’ai eu le temps de lire, Il cane di terracotta, de Andrea Camilleri, un livre que je parcours actuellement quand la matinée est légère, et qui accompagnait un très sérieux Nuit-Saint-Georges 1998, et un Corton 1999, qui m’attendaient depuis mon propre anniversaire plus tôt dans le mois.
C’était la fin du festival. On a visité l’exposition Warhol. Et puis on est allé manger dans le restaurant établi de la fameuse épicerie italienne Valvona & Crolla. Au premier étage, au milieu de personnes bien habillées, de jolis serveurs, avec un petit rayon de soleil, nous avons pu goûter au difficile alliage des produits du nord avec une cuisine méditerranéenne résolue. Après quelques olives, je mangeai un steak de cerf à point sur son lit de légumes : haricot, betteraves (si si…) C’était très bon, surtout la viande, les légumes craquants, et très cher.
L’épicerie en soi est un long couloir, qui se trouve à une quinzaine de minutes à pied du restaurant. Les produits sont étagés jusqu’au plafond à bien trois mètres de hauteur. C’est dur de ne pas se laisser tenter. Je suis toutefois resté sage, et je n’ai mis dans ma besace que des orechiette, un paquet de pâtes qui forment de larges boucles (chez la molisana), et des biscuits secs, contucci di mandorla, pour poser au bord des tasses à café.
Le soir, avant de repartir, on avait évoqué l’idée de manger au Oyster bar . Mais sortant d’une petite salle des galeries nationales abritant sept tableaux pour les sept sacrements de Poussin, je tombais sur mon ami Ruairidh, en artiste bohême, qui revenait à peine d’un long séjour en Inde, et qui cherchait les toilettes. Il apparut qu’il s’efforçait cette semaine de gagner trois sous en découpant aux ciseaux les profils des touristes devant le musée. Je parvins à le récupérer, et nous allâmes boire une Guiness ou deux dans la ville médiévale. Le temps avait filé, et quand j’arrivai au Café Royal, il était trop tard pour s’attabler. Aussi, à la gare, j’ai commandé un Whopper with cheese, pour assurer mon dîner et le maintien des traditions.
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lundi 1 octobre 2007
va et vient
Dans mon sac, il y a une tome de brebis, une tome de vache, du comté, un gros saucisson, huit cents grammes de girolles, et du café san marco.
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